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Kovac fidèle à ses valeurs

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Niko Kovac s'est livré sur ses ambitions monégasques

Entre valeurs, ambitions et retour sur son aventure au Bayern, Niko Kovac a offert un premier aperçu de sa méthode de travail, et de ce que devra montrer Monaco la saison prochaine. 

Face à l'Eintracht de Francfort, son ancien club, Niko Kovac a vécu une après-midi moyenne en concédant un nul 1-1 en Allemagne. Pour L'Equipe, le nouvel entraîneur monégasque s'est livré sur ses convictions, et son management, à un peu plus de trois semaines de la reprise de la Ligue 1. "Il faut me voir de deux façons", lance le Croate. Je suis un être humain normal, comme vous, et je suis un entraîneur. Quand on travaille, on doit être concentré car les joueurs doivent savoir ce qu'ils ont à faire. Il faut être stricte et toujours juste avec eux. Le jeu c'est ma passion, et sans passion, on ne réussit rien. Je ne veux pas que les joueurs aient peur de moi. On n'est pas amis mais on doit avoir une bonne relation."

Interrogé sur sa méthode de travail, l'ancien coach du Bayern se livre sans filtre. "Je crois à une règle : les buteurs gagnent les matchs, les défenses gagnent des titres" explique l'intéressé. "J'ai vu que Monaco a concédé 44 buts la saison dernière, pas en 38 matchs mais en 28 matchs. Tous les joueurs sont capables d'intégrer l'équipe. Montre-moi que tu es le meilleur, et tu vas jouer. Sinon tu seras prêté ou vendu." 

Fidèle à ses principes

Licencié de son poste du club munichois, Kovac revient sur cet épisode douloureux de sa carrière. "La pression au Bayern est très élevée ! On a travaillé avec des joueurs d'une grande classe. C'est très différent du travail avec des jeunes joueurs. J'ai vu de grands exemples comme Arjen Robben , Franck Ribéry. Je n'ai pas été trop stricte avec mes joueurs." Une idéologie que compte pourtant bien respecter le nouveau technicien de l'ASM. "Sous pression, ça m'arrive de piquer des colères", analyse-t-il. "Je peux crier, mais si je fais une erreur, je m'excuse. Pour certains, c'est un gros problème de dire désolé. Pas pour moi. Je n'ai aucun souci à reconnaître mes torts. La loyauté, c'est très important. On est là depuis deux semaines, on doit bâtir des relations et ça ne peut être bien fait qu'avec de la confiance. C'est une règle de vie, ça nous rendez très forts." 

Si l'expérience vient à peine de commencer, Niko Kovac a accepté de se projeter sur l'avenir. "J'ai signé un contrat de trois ans, Paul Mitchell de quatre, ça montre qu'un processus s'installe. On ne peut pas tout faire du jour au lendemain. D'abord, on doit préparer physiquement les joueurs, car notre style est basé sur la haute intensité. Il est capital de franchir un cap physiquement et on a besoin d'au moins deux mois."